EDI : Définition, fonctionnement, liste d’éditeurs et bénéfices

par | mar 27 Jan 2026

L’ARTICLE EN BREF :

Définition : L’EDI automatise les échanges de documents commerciaux (commandes, factures, bons de livraison) entre entreprises, directement de système à système, sans intervention manuelle.

Standards principaux :

  • EDIFACT (international)
  • ANSI X12 (Amérique du Nord)
  • GS1 EANCOM (grande distribution)

Prérequis essentiels :

  • Un ERP ou système structuré
  • Des partenaires prêts à échanger en EDI
  • Un accompagnement spécialisé

EDI vs API : L’EDI convient aux échanges standardisés à fort volume, les API aux flux temps réel. Les deux sont complémentaires.

Éditeurs EDI français : @GP (ATGP), EUROEDI, SERES, EDICOM, TX2 Concept, AGENA3000, ICD International.

EDI : Définition, fonctionnement, liste d’éditeurs et bénéfices

par | mar 27 Jan 2026

L’ARTICLE EN BREF :

Définition : L’EDI automatise les échanges de documents commerciaux (commandes, factures, bons de livraison) entre entreprises, directement de système à système, sans intervention manuelle.

Standards principaux :

  • EDIFACT (international)
  • ANSI X12 (Amérique du Nord)
  • GS1 EANCOM (grande distribution)

Prérequis essentiels :

  • Un ERP ou système structuré
  • Des partenaires prêts à échanger en EDI
  • Un accompagnement spécialisé

EDI vs API : L’EDI convient aux échanges standardisés à fort volume, les API aux flux temps réel. Les deux sont complémentaires.

Éditeurs EDI français : @GP (ATGP), EUROEDI, SERES, EDICOM, TX2 Concept, AGENA3000, ICD International.

Qu’est-ce que l’EDI ?

L’EDI désigne un mode d’échange automatisé de documents entre différentes structures, directement d’un système informatique (SI) à un autre, sans intervention humaine. Cette technologie permet de s’envoyer des informations structurées, dans des formats standardisés, reconnaissables par les deux SI. Elle définit et fait comprendre à chaque système la structure précise des données échangées (champs, formats, règles et logique métier).

À quoi sert l’EDI ?

Historiquement, l’EDI est surtout utilisé pour automatiser les flux commerciaux B2B (commandes, bons de livraison, factures).

Aujourd’hui, le périmètre d’usage de l’EDI est bien plus large :

  • Logistique : avis d’expédition, confirmations de réception, suivi des flux transport.
  • Achats et l’approvisionnement : prévisions, appels de livraison, accusés de réception.
  • Finance et conformité : facturation électronique, déclarations réglementaires, reporting.
  • Relations partenaires : échanges contractuels, référentiels articles, catalogues.
  • Certains usages RH ou administratifs selon les secteurs (industrie, transport, santé).

En pratique, l’EDI automatise tous les échanges de données structurées et répétitives entre SI, dès lors qu’ils suivent des standards partagés.

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visuel erp archipelia retail omnicanal

Pourquoi l’EDI est incontournable pour les entreprises en croissance en 2026 ?

Le marché mondial des logiciels EDI est estimé à plus de 3,3 milliards de dollars en 2026, notamment grâce à l’adoption du cloud et aux capacités d’automatisation avancées que les éditeurs fournissent.

Contrairement aux échanges par e-mail ou par fichier, l’EDI supprime la ressaisie manuelle des données. Les informations sont générées depuis les applications métiers (souvent un ERP ou un logiciel de gestion des stocks), traduites dans un format commun, puis intégrées automatiquement dans le système du destinataire. En résultent plusieurs bénéfices immédiats :

 

  • Réduction des erreurs pour des échanges fiables.
  • Gain de temps sur les tâches administratives 
  • Accélération des cycles de commande et de facturation,
  • Meilleure relation avec les fournisseurs, les partenaires logistiques et les clients en B2B.
  • Conformité réglementaire et respect des exigences des grands donneurs d’ordre.

BON A SAVOIR :

Les grands donneurs d’ordre sont des entreprises ou organisations de grande taille qui imposent leurs standards, outils et processus à leurs partenaires (fournisseurs, sous-traitants, distributeurs), notamment en matière d’EDI, de facturation électronique ou de traçabilité. Exemples de grands donneurs d’ordre :

 

  • Grande distribution : Carrefour, Leclerc, Intermarché, Auchan, Lidl, etc.
  • Industrie et automobile : Airbus, Safran, Renault Group, Stellantis, Michelin.
  • Retail et e-commerce : Amazon, Fnac Darty, Decathlon, Leroy Merlin.
  • Logistique et transport : DHL, Geodis, DB Schenker, Kuehne et Nagel
  • Secteur public et santé : Hôpitaux publics, Ministères, Grandes collectivités territoriales, Centrales d’achat (UGAP).

Sachant que les réglementations évoluent (facturation électronique obligatoire en Europe, par exemple), l’EDI aide à assurer la conformité aux normes.

En standardisant les échanges selon des formats reconnus internationalement, il facilite la collaboration avec des partenaires exigeants et intègre des contrôles de sécurité robustes, essentiels pour les transactions à volume élevé.

    Liste des éditeurs EDI français

    La liste suivante est centrée sur des éditeurs ou plateformes EDI opérant depuis la France et offrant des solutions exploitables par des PME ou ETI, en propre ou via des prestataires, pour échanger avec des structures nationales ou internationales.

     

    • @GP (ATGP), éditeur français spécialisé dans l’EDI, conçoit des solutions permettant d’automatiser et de sécuriser les échanges de données B2B en conformité avec les principaux standards EDI.
    • EUROEDI : un éditeur français spécialisé à 100 % dans les solutions EDI et de facturation électronique, avec des produits adaptés aux échanges B2B et interfaçables avec les systèmes internes.
    • AGENA3000 : fournisseur de solutions intégrées de dématérialisation, il inclut un module EDI pour automatiser les échanges de documents commerciaux.
    • EDICOM : cet acteur historique de l’EDI propose une plateforme internationale d’échange de données normées (EDI B2B/B2G) en mode SaaS.
    • SERES (Docaposte) est un éditeur français de solutions EDI et de dématérialisation destinées à automatiser les échanges commerciaux entre partenaires.
    • TX2 Concept est éditeur et intégrateur proposant des logiciels EDI capables de se connecter à tous types de systèmes métiers (ERP, gestion commerciale…) pour automatiser les flux.
    • ICD International figure dans les listes de plateformes agréées en France pour la dématérialisation et les échanges normés, ce qui inclut des services EDI avancés.

    Comment fonctionne l’EDI ?

    L’EDI fonctionne comme un chaînon automatisé entre deux systèmes d’information.

    Lorsqu’un document commercial est généré, il est créé directement dans le logiciel de gestion de l’entreprise, à partir des informations déjà existantes (articles, quantités, prix, adresses, dates).

    Avant d’être envoyées, ces données brutes sont converties par un traducteur ou un middleware EDI. Cet outil agit comme un interprète entre deux systèmes qui ne parlent pas le même langage :

    1. Il effectue le mapping entre les champs internes et les champs du standard EDI.
    2. Il traduit les données dans un format normalisé (voir plus loin dans cet article).
    3. Il vérifie leur conformité aux règles du partenaire et assure la cohérence des champs.

    Une fois le message EDI généré, il est transmis via un canal sécurisé, par connexion directe entre les systèmes, par exemple via AS2 ou SFTP, ou en passant par un intermédiaire appelé réseau à valeur ajoutée (VAN). Celui-ci sécurise, stocke temporairement et supervise les échanges.

    À la réception, le processus s’inverse : le document EDI est décrypté, contrôlé puis intégré automatiquement dans le système du partenaire. Le bon de commande devient une commande client, la facture une facture fournisseur, sans ressaisie.

    L’ensemble du flux est tracé, ce qui permet de suivre chaque échange et de détecter rapidement les anomalies, comme le montre le schéma ci-dessous.

      schema fonctionnement edi

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      Quels sont les principaux standards et formats EDI ?

      Les standards EDI définissent précisément la structure, le contenu et l’ordre des informations contenues dans chaque document partagé. Le choix du format dépend le plus souvent du secteur d’activité, de la zone géographique et des exigences des partenaires commerciaux.

      EDIFACT : le standard international

      Développé par les Nations unies, EDIFACT (Electronic Data Interchange For Administration, Commerce and Transport) est le standard EDI le plus utilisé au niveau mondial. Il est particulièrement répandu dans le transport, la grande distribution, l’industrie, la logistique et le commerce international.

      EDIFACT permet des échanges normalisés entre entreprises de pays et de secteurs différents, ce qui en fait une référence pour les flux B2B transfrontaliers.

      ANSI X12 : le standard nord-américain

      ANSI X12 est le standard EDI dominant en Amérique du Nord, notamment dans la distribution, la santé, l’industrie et la finance. Bien que similaire dans son principe à EDIFACT, il répond à des normes et des structures propres au marché nord-américain, souvent imposées par les grands donneurs d’ordre locaux.

      Les standards EDI sectoriels

      Certains secteurs ont développé leurs propres standards EDI pour répondre à des besoins métier spécifiques, par exemple :

      • ODETTE, très utilisé dans l’industrie automobile européenne,
      • GS1 EANCOM, répandu dans la grande distribution et l’agroalimentaire.

      Ces standards sectoriels s’appuient souvent sur EDIFACT, tout en y ajoutant des règles métier adaptées aux contraintes de chaque filière.

      EDI, API, fichiers : quelles sont les différences ?

      Entre EDI, API ou fichiers, le choix dépend du volume d’échanges, du niveau de standardisation attendu et des contraintes imposées par les partenaires commerciaux :

      • Les échanges par fichiers (CSV, Excel, PDF) restent simples à mettre en place, mais reposent encore sur des traitements manuels et sont plus exposés aux erreurs.
      • Les API privilégient la flexibilité et l’échange de données en temps réel, souvent dans des environnements applicatifs ou en SaaS (cloud).
      • L’EDI repose sur des formats normés et sécurisés, conçus pour des échanges B2B structurés et répétitifs.

      Pour accompagner sa croissance ou obéir aux exigences de ses partenaires, toute entreprise doit, à un moment, remplacer l’échange de fichiers par un système de transfert de données automatisé. En pratique, l’EDI et les API se complètent souvent, chaque logique répondant à des besoins d’échange spécifiques, comme le montre le tableau suivant.

        Critère EDI API
        Type d’échange Documents métier standardisés Données unitaires et temps réel
        Volume Élevé et répétitif Variable, souvent transactionnel
        Standardisation Forte (EDIFACT, X12, GS1…) Faible à moyenne
        Sécurité et traçabilité Très élevée, normée Dépend de l’implémentation
        Cas d’usage Commandes, factures, flux B2B Synchronisation, services applicatifs

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        Quels sont les prérequis pour mettre en place l’EDI au sein d’une entreprise ?

        La mise en place de l’EDI repose moins sur une contrainte technologique que sur un niveau de maturité des outils et des processus.

        3 éléments sont essentiels pour instaurer le standard EDI au sein d’une structure :

         

        1. Un ERP ou un système d’information structuré : l’EDI s’appuie sur des données déjà existantes et bien organisées (articles, clients, fournisseurs, tarifs, conditions logistiques, etc.). Sans référentiel fiable, l’automatisation des échanges risque de générer des erreurs à grande échelle.
        2. Des partenaires commerciaux prêts à échanger en EDI : les formats, standards et protocoles sont souvent imposés par les clients, fournisseurs ou donneurs d’ordre. L’EDI est donc avant tout un projet collaboratif, qui suppose un alignement sur les normes et les règles d’échange.
        3. Un accompagnement adapté : l’appui d’un éditeur EDI, d’un intégrateur ou d’un prestataire spécialisé permet de cadrer le projet, de gérer les mappings, d’assurer la conformité des flux et de sécuriser la mise en production.

        EDI et ERP : pourquoi l’un ne va plus sans l’autre ?

        L’ERP constitue le socle de données unique : produits ou services, tarifs, clients, fournisseurs, stocks, commandes et factures y sont centralisés. L’EDI vient automatiser les échanges de ces données vers l’extérieur.

        Sans logiciel structuré et global, l’EDI repose sur des données instables et difficilement exploitables. À l’inverse, un ERP sans EDI oblige encore à des échanges manuels (e-mails, fichiers), sources d’erreurs, de délais et de litiges.

        C’est l’interconnexion native entre ERP et EDI qui permet :

         

        • d’industrialiser les échanges
        • de sécuriser les ventes
        • d’accélérer la facturation
        • de fiabiliser la relation avec les partenaires commerciaux ou administratifs

        CONNAISSEZ-VOUS ARCHIPELIA ?

        L’ERP Archipelia utilise l’EDI @GP (ATGP) pour proposer une intégration fluide et éprouvée des flux d’informations.

        Les documents commerciaux (commandes, avis d’expédition, factures) sont générés directement depuis le référentiel Archipelia, transmis automatiquement via l’EDI, puis intégrés chez les partenaires concernés.

        Cette approche permet aux entreprises de bénéficier d’une solution globale :

        • La robustesse d’un ERP métier, avec de nombreuses fonctionnalités adaptées aux PME et ETI, enrichie grâce aux retours clients depuis plus de 20 ans.
        • La fiabilité d’un EDI opérationnel.
        • Un accompagnement sur le long terme dans l’évolution des échanges B2B. 

        Vous souhaitez en savoir plus sur Archipelia ? Demander une démo de l’ERP.

          ERP + EDI : pilotez vos flux en toute simplicité

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          FAQ : questions fréquentes sur l’EDI

          L’EDI est-il réservé aux grandes entreprises ?

          Plus aujourd’hui. S’il a d’abord été adopté par les grands groupes, en 2026, l’EDI est accessible à tout type de structure grâce aux solutions cloud et SaaS, comme ce que propose Archipelia. Il devient pertinent dès lors que les échanges B2B se répètent et doivent être sécurisés.

          Une PME peut-elle mettre en place l’EDI ?

          Oui, une PME peut déployer l’EDI à condition de disposer de données structurées et de partenaires prêts à échanger en EDI. L’accompagnement par un prestataire spécialisé permet de limiter la complexité et les coûts.

          EDI ou API : faut-il choisir ?

          Pas nécessairement. L’EDI est adapté aux échanges B2B standardisés et à fort volume, tandis que les API sont idéales pour des échanges plus flexibles ou en temps réel. Les deux approches sont souvent complémentaires.

          L’EDI est-il obligatoire ?

          L’EDI n’est pas légalement obligatoire dans tous les cas, mais il est fréquemment exigé par les grands clients, distributeurs ou donneurs d’ordre. Il devient aussi incontournable dans certains contextes réglementaires, comme la facturation électronique.

          Faut-il un ERP pour utiliser l’EDI ?

          Ce n’est pas obligatoire, mais fortement recommandé. Un ERP fournit un référentiel fiable et centralisé, indispensable pour automatiser les échanges EDI sans erreurs ni ressaisies.

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