Colisage : comment organiser et fiabiliser la mise en colis ?
Découvrez notre guide sur le colisage pour fiabiliser vos expéditions. Calcul du nombre de colis, liste de colisage, bonnes pratiques et exemples.
5 novembre 2026
·
Theo Watine
·
12 minutes de lectures

En bref
Le colisage est l’opération qui répartit les articles d’une commande dans des colis identifiés, puis enregistre le contenu de chacun avant l’expédition. Le nombre de cartons se calcule en divisant la quantité à expédier par la capacité d’un carton, arrondie à l’entier supérieur. Un contrôle final rapproche le contenu réel des colis, les étiquettes et les documents d’expédition.
Si vos commandes comportent plusieurs références, plusieurs cartons ou des palettes, chaque expédition repose sur une information essentielle : ce que contient chaque colis. Le colisage organise la mise en colis des marchandises et conserve cette information de façon fiable. Pour une PME de négoce, de distribution ou d’e-commerce, cette étape sécurise les contrôles, les documents et la remise au transporteur. La mention « colisage de 12 » d’une fiche article relève du même sujet.
Dans ce guide, Archipelia vous présente une méthode pour structurer cette étape, du calcul du nombre de colis au contrôle avant départ et au colisage multi-niveaux.
Qu’est-ce que le colisage en logistique ?
Le colisage consiste à regrouper et à préparer des articles en colis en vue de leur expédition. Il permet d’organiser leur répartition entre les contenants et d’identifier le contenu de chaque colis.
« Grouper des objets pour en faire des colis », définition de « coliser » donnée par l’OQLF (Office québécois de la langue française).
Dans la préparation de commandes, la mise en colis intervient après le prélèvement des articles et avant la remise au transporteur. Les logisticiens parlent aussi de packing. Le résultat se lit sur 3 supports : des colis constitués, une étiquette sur chacun et un enregistrement de leur contenu, repris sur le bon de livraison ou sur une liste de colisage.
Le mot a un second sens sur les fiches articles et les tarifs. « Colisage de 12 » désigne alors le nombre d’unités contenues dans un carton standard. Cet article traite les 2 sens.
Si vos préparateurs notent le contenu des cartons à la main sur le bon de préparation, vous pratiquez déjà la mise en colis. Le point à vérifier est si cette information reste disponible lors d’une réclamation client, 3 semaines après l’expédition.
Cartons, palettes et étiquettes suivis dans l’ERP
À ne pas confondre : picking, colisage, emballage, palettisation et liste de colisage
Picking, colisage, emballage, palettisation et liste de colisage désignent 4 opérations et 1 document, qui se suivent sans se confondre. Les distinguer évite des consignes ambiguës et des erreurs de responsabilité : le préparateur qui prélève n’est pas toujours celui qui ferme le carton, et un carton bien protégé peut contenir la mauvaise référence.
Le tableau résume le rôle de chaque terme.
| Terme | Rôle |
|---|---|
| Picking | Prélever les articles nécessaires à la commande |
| Colisage | Constituer les colis et organiser leur contenu |
| Emballage | Contenir et protéger les produits pour leur manipulation et leur transport |
| Palettisation | Disposer et sécuriser des marchandises ou des colis sur une palette |
| Liste de colisage | Décrire les colis et les marchandises qu’ils contiennent |
Ces opérations s’enchaînent ou se combinent selon votre méthode de préparation. Dans une préparation commande par commande, le préparateur prélève et met en colis dans le même passage. Dans une préparation groupée, le prélèvement de plusieurs commandes précède une répartition au poste d’emballage. Aucune chronologie ne s’impose à toutes les organisations.
Quelle part de vos commandes passe par un poste d’emballage distinct du prélèvement ? Si elle est importante, la mise en colis devient une étape à part, avec son propre contrôle. Pour revoir le prélèvement lui-même, lisez notre article sur les méthodes de picking.
Cartons, palettes et étiquettes suivis dans l’ERP
Comment calculer le nombre de colis ?
Le nombre de colis se calcule à partir de la quantité à expédier et de la capacité d’un carton, après vérification de l’unité et du conditionnement concernés. Le calcul suppose de lire correctement la mention « colisage de 12 », puis de traiter le reliquat.
Comprendre une indication comme « colisage de 12 »
Un « colisage de 12 » indique en général 12 unités par colis, dans le contexte où la mention figure. Avant d’en déduire un nombre de cartons, vérifiez 4 points sur votre fiche article ou votre tarif :
- l’unité comptée, pièce, lot ou boîte ;
- le conditionnement d’achat ou de vente auquel la mention s’applique ;
- la possibilité d’ouvrir un carton pour livrer une quantité inférieure ;
- l’obligation éventuelle de commander par multiples de 12.
Calculer les cartons complets et le reliquat
Le nombre de cartons est égal à la quantité à expédier divisée par la quantité par carton, arrondie à l’entier supérieur. Exemple : une commande de 50 boîtes de gants identiques, avec un colisage de 12, donne 50 ÷ 12 = 4,17, soit 5 cartons, 4 cartons de 12 et 1 carton de 2.
Attention ! Cette formule suppose un conditionnement homogène et l’autorisation d’un carton incomplet. Pour des articles différents, examinez aussi les dimensions, le poids, la fragilité et les incompatibilités de regroupement, par exemple un produit d’entretien et un produit alimentaire.
Combien de vos références se vendent à l’unité et s’achètent par carton complet ? Chacune produit des cartons incomplets, à prévoir dans votre gamme d’emballages.
Comment réaliser un colisage fiable ? 5 étapes à suivre
Une méthode de colisage fiable suit 5 étapes, de la vérification de la commande au contrôle avant remise au transporteur, chacune produisant une information que la suivante réutilise.
1. Vérifier la commande et les contraintes d’expédition
La vérification porte sur le destinataire, les références, les quantités, les exigences du client, les caractéristiques des produits et les limites du transport choisi. Relevez avant de préparer une enseigne qui impose un étiquetage par carton, un transporteur qui plafonne le poids d’un colis ou un produit à ne pas coucher. Ces contraintes fixent le nombre et le type de colis avant le premier carton ouvert.
2. Répartir les articles dans des contenants adaptés
La répartition choisit les cartons selon leur capacité et leur résistance, en tenant compte de la protection nécessaire et des règles de regroupement. Un colis homogène contient une seule référence, un colis mixte regroupe plusieurs références d’une même commande. Si vous expédiez surtout des colis mixtes, prévoyez un relevé référence par référence à l’étape suivante.
3. Contrôler et enregistrer le contenu de chaque colis
L’enregistrement rattache les articles et les quantités au colis effectivement constitué, et non au colis prévu. Votre préparateur scanne ou saisit chaque référence au moment où elle entre dans le carton. Prévoyez aussi la validation des écarts : une quantité manquante ou un article remplacé modifie le contenu enregistré avant la fermeture, et une personne désignée valide cette modification.
4. Fermer, peser, mesurer et identifier les colis
La fermeture déclenche la pesée, la mesure et l’étiquetage des colis. Distinguez les données théoriques, calculées depuis les fiches articles, des mesures finales relevées sur la balance. Un écart signale soit un oubli, soit un ajout. L’étiquette porte l’identifiant du colis. Associez la bonne identification au bon colis par un scan de contrôle.
5. Vérifier la cohérence avant la remise au transporteur
Ce contrôle avant expédition rapproche 5 éléments :
- les quantités à expédier ;
- le contenu des colis ;
- le nombre de colis et de palettes ;
- les étiquettes ;
- les documents, bon de livraison et liste de colisage.
Attention ! Un scan ne prouve pas à lui seul que l’article a été placé dans le bon carton. Il atteste que l’article a été présenté au lecteur ; la pesée ou le contrôle visuel du carton ouvert atteste qu’il est dedans.
Qui, chez vous, valide ce dernier contrôle ? Sans personne désignée, votre client constate l’écart le premier. Notre article explique comment organiser les flux intralogistiques autour de cette étape.
Cartons, palettes et étiquettes suivis dans l’ERP
Comment gérer un colisage multi-niveaux, du carton à la palette ?
Un colisage multi-niveaux relie chaque article à son carton et chaque carton à sa palette, chaque niveau conservant son identité et son contenu propre. Exemple : une palette P01 regroupe les cartons C01 à C05, chacun avec sa propre liste de références.
Cette structure sert dans 2 situations courantes :
- Un client réclame le contenu du carton C03 : vous le retrouvez avec son rattachement à la palette et à l’expédition.
- Un préparateur déplace C05 sur une autre palette : vous actualisez les données, sinon la liste de colisage devient fausse.
Distinguez aussi 3 identifiants :
- la référence produit (quel article ?) ;
- l’identifiant du contenant (quel carton ou quelle palette ?) ;
- le numéro de suivi du transporteur (quel envoi ?).
Le SSCC (Serial Shipping Container Code) est le code GS1 qui identifie une unité logistique, carton ou palette, indépendamment de son contenu. L’expéditeur génère lui-même chaque SSCC, unique, et le porte sur une étiquette logistique, selon GS1 France. Ce code n’est ni une référence produit ni une obligation générale : un client, souvent une enseigne de distribution, l’exige avec l’avis d’expédition.
Vos clients distributeurs vous demandent-ils un SSCC par palette ? Si oui, votre logiciel doit porter ce numéro à chaque niveau de contenant. Les fonctions de gestion des contenants et de colisage d’Archipelia répondent à ce besoin.
Comment optimiser le colisage sans dégrader la protection des produits ?
L’optimisation du colisage réduit le volume, le poids et les manipulations inutiles sans augmenter le risque de casse, puis mesure le résultat. 5 actions y contribuent :
- constituer une gamme de cartons adaptée aux produits expédiés, à partir de vos commandes des 6 derniers mois ;
- réduire le vide dans chaque carton tout en conservant le calage nécessaire ;
- éviter les regroupements qui augmentent le risque de casse, comme un article lourd posé sur un article fragile ;
- contrôler les poids et les dimensions des colis transmis au transporteur ;
- analyser chaque incident pour ajuster les règles de regroupement.
Le vide coûte quand le transporteur facture au poids volumétrique. Colissimo calcule ce poids en divisant le produit des 3 dimensions en centimètres par 5 000, et retient le plus élevé du poids réel et du poids volumétrique pour les envois par avion vers l’outre-mer et certaines destinations internationales (page consultée en 2026).
Un carton de 40 × 30 × 25 cm pèse ainsi 6 kg. Vérifiez dans vos contrats quelles offres appliquent cette règle.
Pour suivre l’effet de vos règles sur les coûts d’expédition, 5 indicateurs suffisent :
- le nombre de colis repris avant le départ ;
- les erreurs de colisage constatées ;
- les dommages rapportés, avec l’analyse de leur cause ;
- le temps de traitement par profil de commande ;
- le coût d’emballage par expédition comparable.
Vous voulez situer ces dépenses dans vos charges logistiques ? Lisez notre article sur le coût logistique d’une entreprise.
Cartons, palettes et étiquettes suivis dans l’ERP
Comment un ERP avec WMS facilite-t-il le colisage ?
Un ERP avec WMS intégré facilite le colisage en reliant la commande, la préparation et les contenants dans un même enregistrement. Il réunit les fonctions d’un WMS et la gestion commerciale.
Relier les commandes aux préparations et aux contenants
Une information partagée entre la vente et l’entrepôt évite de ressaisir l’adresse, les consignes de livraison et les quantités sur le bon de préparation, l’étiquette, puis la liste de colisage. Quand le poste d’emballage enregistre le contenu réel d’un carton, votre ADV le voit dans le dossier client et répond à une réclamation sans appeler l’entrepôt.
Combien de ressaisies compte une expédition chez vous ? Chacune est une occasion d’erreur.
Structurer le colisage et les documents d’expédition avec Archipelia
Archipelia gère le colisage multi-niveaux, cartons et palettes, avec édition des étiquettes et de la liste de colisage, en saisie manuelle ou par scan. L’ERP modélise les contenants avec un numéro SSCC, un poids et des dimensions calculés automatiquement.
Vos préparateurs valident chaque article prélevé au terminal code-barres TCBia. L’affranchissement intégré édite les étiquettes Colissimo, Chronopost, DHL, GLS et DPD et remonte les numéros de suivi sur les documents.
Distinguer gestion du colisage et calcul de précolisage
Le précolisage calcule à l’avance le nombre, la taille et la composition des colis à partir des caractéristiques des articles, alors que la gestion du colisage enregistre les colis constitués. Archipelia enregistre le colisage réalisé et calcule automatiquement le nombre, le poids et le volume des palettes d’une commande. Un précolisage au carton, à partir des dimensions des articles, reste à préciser en démonstration.
Si vos commandes comportent plusieurs cartons ou palettes et que vos équipes ressaisissent les informations d’expédition, une démonstration d’Archipelia à partir de vos cas de colisage montre comment ces données circulent.
Questions fréquentes sur le colisage
Que signifie un colisage de 6 ou de 12 ?
Un colisage de 6 ou de 12 signifie que le carton standard contient 6 ou 12 unités de l’article. La mention figure sur la fiche article, le tarif ou le catalogue fournisseur. Vérifiez l’unité comptée, pièce, lot ou boîte, et si le fournisseur accepte une commande inférieure au carton complet.
Quelle est la différence entre colisage et précolisage ?
Le colisage constitue les colis et enregistre leur contenu réel, alors que le précolisage calcule à l’avance le nombre, la taille et la composition des colis. Le précolisage prépare le travail, le colisage le constate. Un écart entre les 2 signale une règle à revoir.
Peut-on regrouper plusieurs références dans un même carton ?
Oui, un carton mixte regroupe plusieurs références d’une même commande, si leurs dimensions, leur poids et leur nature le permettent. Enregistrez alors son contenu référence par référence, avec les quantités, pour que la liste de colisage et le contrôle de réception de votre client restent exacts.
Comment gérer un carton incomplet ?
Un carton incomplet est un colis à part entière, avec son propre identifiant et son contenu exact, par exemple 2 boîtes au lieu de 12. Choisissez un carton plus petit ou ajoutez du calage pour éviter la casse, et vérifiez que votre client accepte une quantité inférieure au conditionnement standard.
Quelle est la différence entre poids net et poids brut d’un colis ?
Le poids net d’un colis est le poids des marchandises qu’il contient, et le poids brut ajoute l’emballage, le calage et le contenant. Le transporteur facture sur le poids brut, ou sur le poids volumétrique s’il est plus élevé. Relevez le poids brut à la fermeture, sans le recalculer.
Un SSCC est-il obligatoire sur chaque colis ?
Non, le SSCC est un standard GS1, pas une obligation générale. Un client, souvent une enseigne de distribution, l’exige pour identifier chaque palette ou carton et le rapprocher de l’avis d’expédition. Si aucun client ne l’impose, un identifiant interne suffit pour tracer le contenu de vos colis.
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